Rénovation ToitureBourgogne-Franche-Comté

Zinguerie : faîtage, noue, solin, closoir et gouttières

La zinguerie regroupe tous les ouvrages métalliques qui rendent une toiture étanche là où les tuiles ne suffisent pas : faîtage, noues, solins, rives, closoirs, gouttières et descentes. Comptez 35 à 85 €/ml pour des gouttières zinc posées, 15 à 70 €/ml en PVC, 30 à 105 €/ml en aluminium et 70 à 200 €/ml en cuivre. Une maison de 100 m² au sol demande 30 à 40 mètres de gouttières.

  • Fourchettes 2026 sourcées et datées
  • Aides à jour au 1er septembre 2026
  • Relevés Météo-France par département
  • Devis gratuits, aucun engagement

Décrivez votre toit, on vous met en relation

  1. Votre besoin
  2. Votre toit
  3. Où et quand
  4. Vos coordonnées
Que faut-il faire sur ce toit ?
Le bâtiment
Couverture actuelle
Surface du toit, à peu près
Vous êtes
Le chantier, c'est pour

Dernier écran : où vous joindre

Couvreurs en Bourgogne-Franche-Comté : votre demande part vers plusieurs entreprises du secteur, qui vous rappellent avec un chiffrage. Gratuit, sans engagement. Vos réponses nous aident à orienter la demande.

Mise en relation : nous transmettons votre demande à plusieurs professionnels de votre région, jamais à une seule entreprise choisie à l'avance. Les couvreurs affichés sur cette page proviennent des registres publics (Sirene, ADEME) et ne reçoivent pas forcément votre demande.

Un toit fuit rarement en pleine tuile. Il fuit aux jonctions : contre une cheminée, dans l'angle de deux versants, à la rencontre d'un mur, au faîtage. Ces ouvrages représentent moins de 15 % du montant d'une réfection et l'essentiel des sinistres, particulièrement dans une région où le mortier gèle quarante à soixante jours par an.

Couvreur en train de poser des tuiles au niveau d'un raccord de toiture
Les points singuliers concentrent l'essentiel des infiltrations. Ils représentent une part modeste du devis et la quasi-totalité des sinistres.

Ce que recouvre le mot zinguerie

Historiquement, la zinguerie désigne le travail du zinc en feuille sur une toiture. Dans un devis de couvreur, le terme couvre plus largement tous les ouvrages de raccord et d'évacuation, quel que soit le métal employé : zinc, aluminium, cuivre, acier laqué, plomb sur les ouvrages anciens.

Six familles reviennent sur presque tous les chantiers : le faîtage qui ferme la ligne haute, les arêtiers sur les angles saillants, les noues dans les angles rentrants, les rives sur les côtés, les solins contre les maçonneries, et le réseau d'évacuation composé des gouttières, des descentes et des dauphins.

Ces ouvrages ont un point commun : ils travaillent. Le métal se dilate, la maçonnerie bouge, la charpente respire avec l'humidité. Une zinguerie bien conçue ménage ce mouvement par des joints de dilatation et des recouvrements libres. Une zinguerie rigidement scellée fissure au premier hiver.

Faîtage scellé ou faîtage à sec

Le faîtage traditionnel se scelle au mortier de chaux ou de ciment. C'est esthétique, historique, et cela pose un problème mécanique évident dans une région qui compte de 39 jours de gel par an dans l'Yonne à 60 en Haute-Saône : le mortier absorbe l'eau, gèle, fissure, et laisse entrer l'eau et le vent sous les tuiles de faîtage.

Le faîtage à sec remplace le mortier par un closoir ventilé, une bande souple en aluminium ou en polypropylène plissé qui épouse la forme des tuiles et se fixe mécaniquement. Il coûte quelques euros de plus au mètre, se pose plus vite, résiste au gel et laisse la lame d'air sous couverture respirer.

Sur une réfection, la question ne se discute presque plus, sauf contrainte patrimoniale : l'architecte des bâtiments de France peut imposer le maintien d'un faîtage scellé sur un bâtiment protégé. Hors périmètre protégé, le closoir ventilé est la solution par défaut, et une reprise de faîtage seule est un chantier courant à quelques centaines d'euros qui supprime une cause majeure d'infiltration, décrite dans le dossier fuite.

Noues : le point le plus sollicité du toit

Une noue est la ligne creuse formée par la rencontre de deux versants. Elle recueille l'eau des deux pans, ce qui en fait le point de plus fort débit de la toiture, souvent dix fois supérieur à la moyenne au m².

Deux modes de réalisation existent. La noue métallique ouverte, en zinc ou en plomb, laisse voir le métal entre deux lignes de tuiles coupées : c'est la solution la plus fiable et la plus facile à entretenir. La noue fermée, où les tuiles se rejoignent en recouvrant le métal, est plus discrète mais retient les feuilles et se nettoie mal.

Les défaillances classiques sont connues : une noue trop étroite pour le débit, un relevé latéral insuffisant qui laisse l'eau déborder par vent latéral, une corrosion du zinc au contact d'un mortier resté humide, et surtout un encombrement par les feuilles qui fait remonter l'eau sous les tuiles. Sur une maison entourée d'arbres, la noue se contrôle chaque automne.

Solins de cheminée et de mur

Un solin assure l'étanchéité entre la couverture et une maçonnerie verticale : souche de cheminée, mur mitoyen, mur de lucarne. C'est la première cause d'infiltration relevée par les couvreurs.

La technique traditionnelle emploie un solin encastré dans une saignée du mur et rebouché au mortier. Sur une souche exposée au nord, ce mortier subit des dizaines de cycles gel-dégel par hiver, et sa fissuration est une question d'années, pas de décennies.

Les solutions durables consistent à poser une bande porte-solin mécanique, avec une pièce métallique fixée puis un joint souple, ou une bande d'étanchéité autoadhésive en aluminium plissé sur les ouvrages secondaires. Sur une souche ancienne en pierre ou en brique de Bourgogne, ces reprises se font sans toucher à la maçonnerie, ce qui compte en secteur protégé.

Un signe qui ne trompe pas : une trace d'humidité au plafond, à l'aplomb du conduit ou légèrement en aval. Avant de suspecter la couverture, on regarde le solin.

Closoirs et ventilation de la couverture

Une couverture doit respirer par-dessous. La lame d'air comprise entre l'écran de sous-toiture et les tuiles évacue l'humidité résiduelle et la condensation ; sans circulation, cette humidité stagne, mouille les liteaux et alimente les mousses par-dessous.

La ventilation exige deux ouvertures : une entrée d'air en bas de pente, à l'égout, généralement assurée par un peigne de rive ou une grille anti-rongeurs, et une sortie en haut, au faîtage, assurée par le closoir ventilé. Un faîtage scellé au mortier ferme cette sortie, ce qui est la seconde raison de lui préférer le closoir.

Cette ventilation devient critique dès qu'un comble est isolé : c'est elle qui permet à l'isolant de rester sec, comme l'explique le dossier isolation. Isoler sans revoir la ventilation de couverture est l'erreur la plus coûteuse de la rénovation thermique.

Gouttières : matériaux et prix au mètre

Fourniture et pose au mètre linéaire, TVA 10 % dans un logement de plus de deux ans. Relevés abctravaux, travaux.com, prix-pose (2026).
Matériau de gouttièrePrix posé au mètreDurée de vieRemarque
PVC15 à 70 €/ml15 à 25 ansSe fragilise au gel et aux ultraviolets, se dilate beaucoup
Zinc35 à 85 €/ml30 à 50 ansRéférence régionale, soudé, se patine sans entretien
Aluminium30 à 105 €/ml30 à 40 ansLéger, souvent posé en continu sans joint sur profileuse
Cuivre70 à 200 €/ml70 à 100 ansRéservé au patrimoine, incompatible avec le zinc en aval

Le PVC séduit par son prix, 15 à 70 € du mètre posé. Il vieillit mal sous les ultraviolets et se fragilise au gel : sur une façade nord de Franche-Comté, une gouttière PVC casse là où une gouttière zinc se contente de se patiner. La dilatation du PVC impose aussi des joints de dilatation nombreux, autant de points de fuite potentiels.

Le zinc, à 35 à 85 € du mètre, reste la référence régionale. Assemblé par soudure, il forme un ensemble continu sans joint, tient trente à cinquante ans et se répare localement. Deux précautions : ne jamais le mettre en aval d'un ouvrage en cuivre, dont les eaux de ruissellement le percent par couple galvanique, et prévoir une pente régulière de 3 à 5 mm par mètre.

L'aluminium, à 30 à 105 €, se pose souvent en continu grâce à une profileuse amenée sur le chantier : aucune jonction sur la longueur, donc aucun point de fuite. Le cuivre, à 70 à 200 €, se réserve aux bâtiments patrimoniaux, pour un siècle de service.

Le métré est simple à vérifier : une maison de 100 m² au sol, en rectangle, demande 30 à 40 mètres de gouttières et deux à quatre descentes.

Descentes, dauphins et raccordement

Une descente évacue l'eau d'une gouttière vers le sol ou vers le réseau. Le dimensionnement courant retient une descente pour 60 à 80 m² de toiture collectée ; en dessous, l'eau déborde lors des orages d'été, fréquents dans la région.

Le bas de descente mérite attention. Le dauphin, cette pièce en fonte ou en aluminium sur le premier mètre, protège la descente des chocs et des chutes de neige glissant du toit, un point loin d'être théorique sur les communes d'altitude. En terminaison libre, la sortie doit être écartée du mur pour éviter les remontées d'humidité dans le soubassement.

Le raccordement au réseau pluvial dépend de la commune : certaines l'imposent, d'autres l'interdisent au profit de l'infiltration sur la parcelle. Le service urbanisme le précise en même temps que les règles d'aspect du PLU, sujet abordé dans le dossier tuile.

Entretien et durée de vie

Un nettoyage annuel des gouttières et des noues, en fin d'automne après la chute des feuilles, suffit dans la plupart des cas. Sur une maison entourée d'arbres, deux passages sont nécessaires, dont un au printemps.

Les crapaudines, ces grilles en boule posées en tête de descente, retiennent les feuilles mais se colmatent : elles déplacent le problème sans le supprimer. Les gouttières couvertes d'une grille continue fonctionnent mieux, à condition d'être elles-mêmes brossées.

Un couvreur qui intervient pour un démoussage doit inclure le nettoyage des gouttières : une couverture nettoyée dont les mousses détachées finissent dans le réseau d'évacuation crée une obstruction quelques semaines plus tard. C'est une ligne à exiger sur le devis, comme le rappelle le dossier démoussage.

Lire la ligne zinguerie d'un devis

La zinguerie est le poste où les devis divergent le plus, parce qu'elle se chiffre au mètre linéaire d'ouvrage et non au m² de toiture. Un devis sérieux détaille : le linéaire de faîtage et son mode de réalisation, le linéaire d'arêtiers, le linéaire et la nature des noues, le nombre et le type de solins, le linéaire de gouttières avec le matériau et le développé, le nombre de descentes et de dauphins.

Deux mentions à chercher : le développé du zinc, exprimé en centimètres, qui conditionne le prix de la matière, et l'épaisseur, généralement 0,65 ou 0,80 mm. Un zinc trop mince sur une noue à fort débit se déforme.

Un devis qui mentionne « zinguerie : forfait » sans détail ne permet aucune comparaison. Les autres points à vérifier avant de signer figurent dans le dossier sur le choix d'un couvreur.

Questions fréquentes

Combien coûtent des gouttières neuves ?
Au mètre posé : 15 à 70 €/ml en PVC, 35 à 85 €/ml en zinc, 30 à 105 €/ml en aluminium et 70 à 200 €/ml en cuivre, descentes en supplément. Une maison de 100 m² au sol demande 30 à 40 mètres.
Faut-il préférer un faîtage à sec ou scellé au mortier ?
À sec avec closoir ventilé dans presque tous les cas : le mortier fissure sous les cycles gel-dégel, fréquents dans la région, et ferme la ventilation de la couverture. Le faîtage scellé ne s'impose que sur contrainte patrimoniale.
Pourquoi ma noue déborde-t-elle par forte pluie ?
Trois causes : un encombrement par les feuilles qui fait remonter l'eau sous les tuiles, une largeur insuffisante pour le débit collecté, ou un relevé latéral trop court qui laisse l'eau passer par vent latéral. Un couvreur tranche en montant sur le toit.
Peut-on mélanger cuivre et zinc sur une même toiture ?
Non en cascade : les eaux de ruissellement d'un ouvrage en cuivre percent le zinc situé en aval par corrosion galvanique. Si le cuivre existe déjà en amont, la descente et la gouttière doivent être en cuivre aussi.
La zinguerie est-elle comprise dans le prix au m² d'une réfection ?
Elle est incluse dans la fourchette globale d'une rénovation complète, mais elle se chiffre au mètre linéaire et doit apparaître ligne par ligne : faîtage, arêtiers, noues, solins, gouttières et descentes, chacun avec son métré.

Sources : barèmes 2026 consolidés dans data/prix.json avec le mois de relevé, registre Sirene (Insee), liste RGE de l'ADEME, recensement Insee RP 2022, séries Météo-France 2016-2025, textes officiels des aides arrêtés au 1er septembre 2026. Méthode détaillée sur la page qui sommes-nous.

Recevoir mes devis